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Kuna trail. (Panama). Janvier 2007. Après avoir quitté le Burbayar Lodge, les quatre Dalton que nous sommes (Ana Maria, Alain, Daniela et Gilberto) partons le 10 janvier pour l’archipel des San Blas, sur la côte atlantique. Pour passer quatre jours sur la petite île de Narasgandup.
Nous embarquons et descendons ce rio entouré de jungle. Paysages d’une extrême beauté, dans un silence religieux, et sur des eaux cristallines. Le rêve. A l’embouchure, le moteur hors bord est utilisé, direction l’île de Narasgandup. Nous avons droit à deux cabanes bien mignonnes comme nid de repos. Le confort est quelque peu spartiate. Plancher : le sable. WC et douche : dans une petite hutte, avec un gros bidon d’eau à terre et une calebasse pour se doucher. Ana Maria fait d’énormes progrès en espagnol. Elle sait dire sans la moindre erreur et avec le parfait accent d’Orane Demasis: « Jo ablo épagneul » ! (Je suis vraiment une langue de pute ! Perdoname Ana Maria). Mais pas un seul moustique sur l’île. Plages de sable blanc et eaux transparentes. Super.
Nous faisons connaissance de deux jeunes et beaux italiens : Marcella Ashley et Christiano Zeviani. Le soir, ils nous offrent un concert magnifique à la guitare dans le bar-resto, avec une nuée de kunas aux anges tout autour du bar. Marcella est superbe et chante remarquablement bien. Elle est connue et Christiano a fait éditer des C.D à son nom. Il me faudrait arracher des plumes aux anges du bon Dieu et les tremper dans l’azur céleste pour décrire les charmes de cette jeune femme. (Je sais, j’ai déjà utilisé cette expression, mais elle me plait toujours autant). Les kunas vivent un peu de l’agriculture (manioc, bananes plantin, un peu de riz, quelque poulets… ), du coprah, du tourisme et des molas qu’ils vendent, de la pêche (poissons, langoustes et centoyos qu’ils exportent à Panama) et parait-il parfois un peu de la drogue provenant de la Colombie voisine (pour quelques très rares d’entre eux). Mais pas d’élevage, ce qui est surprenant. De petite taille, les hommes kunas sont d’excellents nageurs et de redoutables pêcheurs sous-marin. Les femmes ne semblent guère connaître la pilule et nombre d’enfants les accompagnent. Aucun bruit la nuit, pas même la stridulation d’un grillon.
Day 4, nous quittons l’île et Ausberto avec regret, à 6.30 am. Franklin et Gonzalez nous emmènent au tout petit aéroport voisin, sur la terre ferme. Après une demie heure de vol, nous atterrissons à Panama où nous attend Michel Puech. Puis nous repartons en avion pour David puis pour Bejuco.
Gilbert Moitessier
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